Le second terme Aviculare est un mot dérivé du latin avicula qui désigne « oisillon » etsignifie « lié aux petits oiseaux ».
La renouée des oiseaux est connue sous d’autres noms vernaculaires : herbe à cent nœuds, herniole, traînasse, centinode, sanguinaire, aviculaire ou encore herbe des saints innocents. La liste ne s’arrête pas là. Elle est également surnommée trame, tirasse, langue de passereau, herbe à moineau, tire-goret, herbe de pourceau ou encore herbe à cochon.
Histoire de la renouée des oiseaux
L’histoire du Polygonum aviculare remonte à plus de 2 000 ans. La plante a été utilisée en Chine depuis des millénaires pour ses propriétés antidiarrhéiques et anthelminthiques. Dès l’Antiquité, l’Europe se joint à l’empire du Milieu pour lui accréditer des vertus astringentes et diurétiques. Les Romains lui reconnaissaient un effet hémostatique qui lui avait valu le nom de sanguinaria ou herba sanguinalis.
Le médecin et naturaliste grec Dioscoride lui attribua la dénomination de corrigiole en référence aux nœuds empilés sur la plante. Il lui reconnut des propriétés médicinales.
Description de la renouée des oiseaux
Cette plante herbacée se distingue grâce à ses tiges qui forment un tapis sur le sol et par ses graines dont raffolent les oiseaux.
Ses racines
La renouée des oiseaux comporte une racine principale à laquelle s’ajoutent des secondaires.
Ses tiges
Ses nombreuses tiges noueuses, glabres et striées, sont aplaties au sol ou partiellement dressées. Le développement des tiges traçantes amène la plante à former un tapis caractéristique qui lui a valu le surnom d’herbe aux cent nœuds. Leur longueur varie de 10 à 70 cm.