Histoire du rossolis
Charles Darwin, paléontologue britannique, et son fils Francis se sont lancés, en 1860, dans une série d’expériences visant à percer les mystères des plantes carnivores. Leur aventure scientifique les a conduits à étudier le processus de capture et de digestion des rossolis. L’une de leurs découvertes les plus marquantes fut que les spécimens nourris de manière régulière devenaient plus dominants que leurs homologues affamés.
Les expériences ont révélé que ces plantes sont particulièrement friandes de fromage, de viande, de blanc d’œuf, de saucisse et de lait. Pourtant, ils déclinent catégoriquement l’amidon, le sucre et les graisses végétales.
La sensibilité extraordinaire des rossolis a également étonné Darwin. Dans une lettre destinée au botaniste Joseph Hooker, il a décrit comment un poids minime provoquait le recourbement d’un des poils glanduleux de la plante. Il évoquait aussi la modification de chaque cellule de la tige de la glande. La réaction était si sensible qu’elle semblait presque incroyable.
Les résultats de ces recherches acharnées ont été publiés dans le livre « Insectivorous Plants » le 2 juillet 1875. Ce travail a été une étape importante dans la compréhension des plantes carnivores et a contribué à jeter les bases de la botanique moderne.
Principaux composants et usages du rossolis
Parmi les éléments actifs du rossolis se retrouvent les flavonoïdes tels que la myricétine, le kaempférol, l’hypéricine, la myricétine et la quercétine. Ces molécules ont des propriétés diverses, allant de l’antitussif à l’antiseptique, ce qui les rend précieux pour l’industrie pharmaceutique. De plus, la plante renferme de la résine, des caroténoïdes, des quinones, des tanins et plusieurs acides. Parmi ces derniers figurent les acides citrique, butanoïque, gallique, méthanoïque, propanoïque, malique et ascorbique.
Cette variété de composés confère au rossolis un potentiel thérapeutique étendu, avec des applications allant de l’antispasmodique à l’antipyrétique. De nos jours, plusieurs médicaments intègrent des extraits de cette plante dans leur formulation. Par exemple, certains sirops contre la toux contiennent des extraits de cette plante. De plus, des études montrent que les extraits de Drosera rotundifolia sont utilisés dans le traitement des verrues.
Outre ses applications médicinales, le rossolis trouve également sa place dans le monde de l’ornementation. Ses feuilles délicates et son aspect unique en font une plante d’ornement recherchée par de nombreux naturophiles. Toutefois, il est essentiel de noter que certaines espèces sont exigeantes en matière de soins et demandent un entretien méticuleux.Parmi les variétés les plus courantes utilisées à des fins ornementales, on retrouve le Drosera aliciae, le Drosera capensis et le Drosera spatulata. Certaines espèces moins courantes, telles que le Drosera rotundifolia ou le Drosera filiformis, ne sont visibles que chez des revendeurs spécifiques.